Fransk

nogle der vil hjælpe med oversættelse.. ? PLEASE

13. juni 2007 af maximuz (Slettet)
Chronique de la dérive douce

Né á port-au-Prince, Haite le 13 avril 1953, Danny Laferriére passe son enfance avec sa grand-mére, chez qui sa mére l’envoie vers l’age de quatre ans par crainte des représailles de la part du régime de Francois Duvalier, du aux idées politiques de son pére, alors en exil.
Á onze ans, ils retourbe vivre avec sa mére á Porte-au-Prince, ou il fait ses études secondaires.
En 1976, son ami journaliste Gasner Raymond, est assassiné.
Á la suite de cet événement, craignant d’etre >> sur la liste <<, il quitte de maniére précipitée Haiti pour Montreal, n’informant personne, sauf sa mére, de son départ. Lors de son arrivée á Montreal en juin 1976, il travaille entre autres dans des usines, jusqu’en novembre 1985, ou on publie pour la premiére fois un de ses romans.

Je viens de quitter une dictature tropicale en folie et suis encore vaguement puceau quand j'arrive á Montreal en plein éte 76

D’une certaine facon, ce pays ressemple au mien. Il y a des gens, des abres. U ciel, de la musique, de filles. De l’alcool, mais quelque part, j’ai le sentiment que c’est totalement différent sur des points trés précis: l’amour, la mort, la maladie, la colére, la joie, le reve ou la jouissance. Mais tout ca n’est qu’une intuition.

Je le savais déga pour l’avoir lu. Pour l’avoir vu au cinéma. Mais c’est différent dans la vraie vie. Je suis noir et tous les autres sont blancs. Le choc!

Je nóse pas penser á ma vie d’avant. Ma vie d’il y a deux ou trois semaines. je dois survivre. Trois choses sont importantes aujourd’hui: apprendre, manger dormir. Dormir est la plus précieuse.

Je dormais sur un banc du terminus Voyageur. Je n’ai pas vu venir le policier. Juste somme il arrivait dans mon dos, un type, assis pas loin, m’a glissé: dis que tu attends l’autobus qui va á New York. C’est ce que j’ai fait. Le policier ne m’a pas cru. Je n’ai pas ce qu’il faut pour aller nulle part.

Un homme marche en parlant tout seul. Je le suis. Il m’améne directement á la soupe populaire. Mon intinct ne m’a pas trompé.

Á l’accueil Bonneau dans le Vieux – Montréal, on m’a recu avec un bol de soupe chaude et une paire de chaussures qu me font preque.

Je suis passé prendre une douche et me changer chez l’ami qui a accepté de garder ma valise, je ne peux pas faire plus toi, Vieux, á cause de ma demme, tu sais....

Je suis allé ce matin au breuau de dépannage des immigrants sur la rue Sherbrooke. Le type qui s’occupe de mon dossier m’a dit que si j’accepte de déclarer que je suis un exilé, il pourra me donner soixante dollars au lieu des vingt qu’il distribute aux simples immigrants.
Je n’ai pas été torturé quand je ne l’ai jamais été. Quand on commence á mentir, on ne peut plus s’arreter. Á la fin, on se retrouve avec un tas de petits mensonges et la peur d’etre découvert. On ment en Haiti pour survivre. Et on nous demande de mantir ici aussi.

J’habite maintenant des le quartier italien. Le propriétaire se trouve juste au-dessous. Il bénéficie somme ca de la cave et de la cour. Antonio fait du vin dans la cave et plante des légumens dans petite cour. Il m’apporte chaque semaine quelques tomates et une bouteille de mauvais vin. Cela a duré jusqu’á ce qu’il apprenne que j’etais l’amant de sa fille, l’ardente Maria.

C’est Antonio qui m’a trouvé ce travail dans la fabrique de son cousin. Il me trite comme si j’étais son fils alors que je couche avec sa fille.

La voiture de police roulait tous feux éteints depuis un bon moment. Elle s’est arreetée derriére moi. On m’a plaqué contre le mur, écarté les jambes et fouillé en régle. Le policier a pris mes papiers et allé consulter l’autre policier resté dans la voiture, ils sont parlé longuement avec le poste central. Celui qui m’avait fouillé est revenu me rendre mes papiers.
- Qu’est-ce qui se passe? J’ai alors demandé
- On cherche un Noir.
La voiture a démarré lentement.

Que faut-il que je pense de tout cela? Est-ce un incident?
Un acte de racisme primaire?
Quelque chose qu’il faut que j’oublie?
Ou queldue chose que je ne dois jamais oublier?

La concierge est assise sur le balcon. Je dois mois de loyer. Eller a l’air d’etre installée lá pour toute la soirée. Pas moyen de l’éviter. Je passe par cour, grimpe l’escaæier de secours, ouvre la fenetre et entre dans l’appartement pour découvrir la surprise: un couvert sur la table, un bon repas avec un petit gateau en guise de dessert. C’est écrit dessus: >> Bonne Fetes <<.

J’ai vingt-trois ans aujourd’hui et j ene demande rien á la vie, sinon qu’elle fasse son boulot. J’ai quitté Port-au-Prince parce quún de mes amis a été trouvé sur une plage la téte dans un sac et qu’un autre croupit á Fort-Dimanche. Nous sommes tous les trois de la meme fournée: 1953
Billan: un mort, un en prison et le dernier en fuite.

Pour aller traviller, je dois prendre un autobus qui me dépose au métro qui me méne jusqu’au terminus, puis deux autres autobus. La dernier a’arreé á vingt minutes (á pied) de mon travail. Ce qui fait que j’arrivw au boulot complétement épuisé.

Le gars qui travaillait sur la machine avant moi a eu l’avant-bras broyé. Au lieu de chancer la machine défectueuse, qui coute une fortune, faut le dure, la direction a préféré donner le poste á un immigrant. Les gars font tout ce qu’ils peuvebt pour qu’il m’arrive quekque chose, avec deux accidents dans la meme semaine, le boss serait bien obligé d’acherter une machine neuve.

Le comptable est venu me demander d’avertir les deux Haitiens qui travaillent au département de nettoyage qu’ils doivent arreter pendent l’herure du lunch. Ils ne comprennent pas qu’on mange aussi, jette le comptable avec un petit rire de gorge.

J’ai expliqué en créole aux Haitiens que c’est obligatoire de prendre le temps de manger. Ils m’ont regardé en souriant tout en continuant leur boulot.

Ils n’adressent la parole á personne. Ils communiquent entre eux uniquement par signes. On ne les a jamais surpris en train de manger. C’est la secrétaire du boss qui, la premiére, m’a parlé de zombies.

Ce cont deux fréres, Joseph et Josaphat, des paysans du nord-ouest d’Haiti qui ont tout vendu pour venir á Montréal. Quelqu’un leur a dit que s’ils ne travaillent pas comme des betes on les renverra chez eux.

Ils n’ont pas voulu me dire le nom de la personne á qui ils doivent verder la moitié de leur salaire hebdomadaire, je leur donne pourtant six mois pour s’adapter, un an pour connaitre la ville comme le fond de leur poche, deux ans pour s’acheter un taxi, cinq ans pour faire venir toute leur familie á Montréal-Nord et quinze ans pour monter une affaire.

Quitter son pays pour aller vivre dans un autre pays dans cette condition d’infériorité, c’est-á-dire sans dilet et sans pourvoir retourner au pays natal, me parait la derniére grande aventure humaine.
Je dois dire qu’on ne mange pas la meme nourriture, qu’on ne s’habille pas de la meme maniére, qu’on me danse pas aux memes rythmes, qu,on n’a pas les memes odeures ni les memes accents, et surtout qu’on ne reve pas de la meme facon, masi c’es á moi de m’adapter.

Je suis allé voir le boss, aprés le lunch, sur un coup de tete, et je lui ai dit que je quitte ´s l’instant pour devenir écrivain.

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Svar #1
14. juni 2007 af ej89 (Slettet)

øh, spørger du om at få det oversat til dansk....? Eller rette DIN oversættelse?

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